Embolisation
de prostate

L’embolisation des artères prostatiques est une intervention radiologique mini-invasive pratiquée par

le radiologue interventionnel.

Elle est un traitement efficace de l'hypertrophie bénigne (adénome) de prostate symptomatique.

Elle se distingue des traitements urologiques par jet de vapeur, laser ou autre résection car agit uniquement par les vaisseaux.

Elle est indolore et pratiquée sous anesthésie locale, au court d’une prise en charge ambulatoire.

Par voie radiale ou fémorale, le radiologue place sous guidage radiographique un cathéter dans l’artère

prostatique de chaque côté, afin de pratiquer l’embolisation.

Les artères prostatiques sont occluses à l’aide de microparticules calibrées non-résorbables.

L’embolisation des artères prostatiques ne laisse aucune cicatrice, et ne procure pas d’éjaculation rétrograde,

pas de séquelle sexuelle.

L’embolisation des artères prostatiques est une intervention techniquement complexe, et doit être pratiquée par un radiologue interventionnel expert.

 

La voie d’abord radiale permet un gain de confort, et un retour à domicile 1h après l'intervention.

 

Le Dr Grégory Amouyal pratique l’embolisation des artères prostatiques ambulatoire à Paris, par voie radiale ou fémorale.

Mieux

comprendre

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Qu’est-ce que l’hypertrophie bénigne de prostate, et pourquoi des symptômes ?

L’hypertrophie bénigne de prostate, ou hyperplasie bénigne ou encore adénome est une pathologie fréquente. La prévalence augmente avec l’âge 

  • Les patients de 50 à 80 ans symptomatiques, avec retentissement sur la qualité de vie au quotidien, en échec ou mauvaise tolérance des divers traitements médicamenteux, et refusant le risque d’éjaculation rétrograde en cas de traitement chirurgical.

  • Les patients plus âgés (80 ans et plus) présentant une rétention aiguë ou chronique d’urine avec échec d’ablation de la sonde vésicale. Une embolisation efficace permet le sevrage de la sonde vésicale.

  • Les patients symptomatiques à risque hémorragique élevé (anti-aggrégants plaquettaires ou anticoagulants) ou ne pouvant bénéficier d’une anesthésie générale (patients jugés fragiles sur le plan médical), jeunes ou agés, nécessitant un traitement chirurgiacal

 

 

Qu'en est-il pour le cancer ?

De nouvelles indications sont en cours d’évaluation (études cliniques), dans des situations particulières, comme une hypertrophie associée à un cancer (Article 1, Article 2), ou encore une hypertrophie associée à un petit cancer indolent, maintenu en surveillance active. Ces investigations se font en étroite collaboration avec certaines équipes urologiques universitaires, uniquement dans le cadre de protocoles de recherche, en centre de référence.

 

Pour plus d’informations, adressez-vous à votre radiologue interventionnel.

Les contre-indications relatives, ou absolues :

  • L’embolisation est moins efficace chez les patients ayant une vessie trop endommagée (volumineux et multiples diverticules vésicaux, calculs vésicaux)

  • Un retentissement important et chronique de l’obstacle sous-vésical sur les reins (insuffisance rénale chronique obstructive, dilatation chronique des cavités excrétrices)

  • Le cancer de la prostate de haut grade, nécessitant une résection complète de la glande ou une radiothérapie

  • Les autres causes de troubles mictionnels de l’homme

Les indications

L’évaluation des symptômes du bas appareil urinaire liés à l’hypertrophie bénigne de prostate se font (selon les recommandations nationales urologiques) à l’aide de questionnaires (IPSS et IIEF), d’une IRM prostatique, d’une mesure d’un taux de PSA (+- si besoin de biopsies prostatiques), et d’un bilan urodynamique avec mesure des débit urinaire maximal et résidu post-mictionnel. 

Evaluez vous-même vos troubles mictionnels à l'aide des questionnaires, la somme des chiffres établit vos scores IPSS et IIEF-15:

L'évaluation

IPSS légers : entre 0 et 7 : traitement médicamenteux

IPSS modérés : entre 8 et 19 : candidat à l'embolisation

(si échec médicaments)

IPSS sévères : entre 20 et 35: candidat à l'embolisation d'emblée

 

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Sa réalisation est indolore, c’est pourquoi elle est pratiquée sous anesthésie locale.

Elle se distingue des traitements urologiques par jet de vapeur, laser ou autre résection car agit uniquement par les vaisseaux (et non par voie naturelle, à travers l'urètre).

Les suites sont simples, permettant une prise en charge ambulatoire (hospitalisation de jour) : après 45 min (voie radiale) à 3h (voie fémorale) de surveillance au décours du geste, le patient rentre à domicile.

 

Elle s’effectue en salle d’angiographie ou d'Angio-CT. Le patient est installé sur le dos, et reste éveillé toute l’intervention (anesthésie locale du point de ponction), pour une durée moyenne d’1h30. Il n’y a pas besoin de sondage vésical.

L’intervention radiologique en détails

Par voie radiale :

Technique novatrice pour un gain de confort durant et après l’embolisation.

Après asepsie stricte, le radiologue ponctionne l’artère radiale gauche.

Par contiguïté, il navigue dans les vaisseaux du bras gauche, puis traverse le thorax et l’abdomen via l’aorte, pour rejoindre les vaisseaux du bassin.

L’avantage de la voie radiale comporte pour le patient :

  • Un meilleur confort durant l’intervention (préféré chez 98% des patients).

  • L’absence de nécessité d’exposer les parties génitales (port d’un pantalon stérile)

  • Une durée de surveillance post-opératoire raccourcie (45 min), et un retour à domicile 1h après le geste.

  • La possibilité de plier les 2 jambes, et de se lever durant et juste après l’intervention.

Demandez à votre radiologue interventionnel si vous êtes éligible à cette voie d’abord.

Précision : lors de l'embolisation par voie radiale, le matériel ne traverse pas le coeur. Le cathéter circule uniquement par les vaisseaux du bras gauche, puis dans l'aorte, large vaisseau situé en arrière du coeur.

Par voie fémorale :

Après asepsie stricte, le radiologue ponctionne l’artère fémorale droite, pour y introduire un cathéter afin de naviguer dans les artères iliaques et rejoindre les vaisseaux du bassin.

Rarement il a recours à la ponction du creux inguinal gauche en complément, lorsque les artères sont tortueuses.

Prévoir un retour à domicile 3h après le geste

Sous contrôle radiographique, et à l’aide de produit de contraste iodé, il place le cathéter, puis le microcathéter dans l’artère prostatique d’un des deux côtés du bassin, afin de pratiquer l’embolisation. Le coté controlatéral est ensuite embolisé selon les mêmes modalités.

 

Les artères prostatiques sont occluses à l’aide de microparticules calibrées non-résorbables (en trisacryl, ou polyzene éthylène, ou polyvinyl acrylate), libérées par le microcathéter.

La majorité de la portion centrale de la prostate (siège de l’adénome) est vouée à la nécrose. La zone périphérique peut également être traitée. Les autres portions non-nécrosées, centrales ou périphériques, restent intactes.

 

Le radiologue dispose désormais de logiciels de guidage facilitant la détection et le cathétérisme des artères cibles (Coned Beam CT, ArtérioScanner), pour une efficacité et une sureté optimale de cette technique.

L’artère ponctionnée est refermée à l’aide d’un dispositif de fermeture percutanée, afin d'éviter tout risque hémorragique au décours.

 

Le retour à domicile peut s’effectuer 45 min après l’intervention en cas de ponction radiale, et 3h après en cas de ponction fémorale.

 

Ainsi, la nécrose ciblée de la glande suffit à soulager les symptômes. Le volume prostatique diminue en moyenne de 30%, et peut dans certains cas diminuer jusqu’à 55%. En cas d'efficacité, il n’y a pas besoin de réséquer de tissu prostatique.

 

L’embolisation des artères prostatiques ne procure pas d’éjaculation rétrograde, pas de séquelle sexuelle, pas d’incontinence. Elle ne laisse aucune cicatrice.

La presse en parle

Paris Match

Adénome prostatique: le traitement par embolisation

Interventional News - Article

Prostatic artery embolization improves BPH symptoms nearly as much as TURP does

Interventional News - Article

The UK’s NICE recommends prostate artery embolization for selected men with benign prostatic hyperplasia

Paris Match

Adénome de la prostate : l'embolisation arrive en France

Pour plus de détails sur l’embolisation des artères prostatiques, vous pouvez consulter l’ensemble des publications du Dr Amouyal  

L'embolisation de prostate dans d'autres régions

CHU de Bordeaux / Clinique mutualiste de Pessac : Dr Petitpierre

CHU de Grenoble :  Dr Ghelfi

CHU de Nîmes : Dr Frandon

Clinique Belharra de Bayonne : Dr Brichaux

CHU de Lyon : Dr Pagnoux

Montpellier, Clinique du Parc, groupe CRP: Dr Stefanovic

Nice, Clinique Tzanck: Dr Novellas

Quelques autres centres en région parisienne: Hôpital Georges Pompidou, Henri Mondor, Sud Francilien

De quoi ai-je besoin pour une consultation en radiologie interventionnelle ?

Vous devez avoir eu une évaluation complète de l’obstacle sous-vésical à l’écoulement des urines lié à la présence de votre hypertrophie bénigne de prostate. Selon les recommandations de l’AFU (Association Française d’Urologie), il est nécessaire d’effectuer :

- Auto questionnaires IPSS et IIEF

- Taux de PSA de moins de 6 mois (à distance de tout épisode de prostatite aiguë)

- Echographie rénale et IRM prostatique de moins de 6 mois

- Biopsies si nécessaires, selon l’avis de votre urologue

- Débitmétrie avec mesure du débit urinaire maximal (Qmax) et du résidu post-mictionnel

- Un Echo-Doppler artériel de l'artère radiale gauche, pour valider la voie d'abord radiale

 

Une fois ces éléments réunis, vous êtes prêt à consulter un radiologue interventionnel expert. Un avis urologique (avant, ou après consultation radiologique) est nécessaire. Il n’est pas utile de consulter votre radiologue interventionnel avant d’avoir effectué toutes ces analyses, il manquera d’informations sur vos troubles urinaires. Vous pouvez toutefois le contacter si vous avez des questions particulières.

Vais-je avoir mal ?

Non.

La réalisation de l’intervention est totalement indolore, ce qui permet sa pratique sous anesthésie locale. Elle nécessite juste un décubitus pendant environ 1h30.

Les suites à domicile sont simples en dehors de brulures mictionnelles durant quelques jours.

 

L’embolisation des artères prostatiques est-elle remboursée par la sécurité sociale ?

Oui, elle fait partie des groupes d’interventions pelviennes appelées « embolisation supra sélective d’une branche de l'artère iliaque interne ».

 

Où puis-je recueillir le témoignage de patients déjà embolisés ?

Par respect du code de déontologie médicale français, bien que nombre de nos patients déjà traités se soient proposés, nous ne pouvons en faire part sur ce support ou encore sur nos profils de réseaux sociaux.

En France, un médecin ne peut diffuser aucune information s’apparentant à de la publicité, et les témoignages de patients manifestant leur satisfaction sont assimilés comme tels.

Vous pouvez demander conseil sur vos recherches à votre radiologue interventionnel lors de la consultation, celui-ci saura vous aider. Le bouche à oreille est également un moyen efficace de recueil.

 

Je suis sous anticoagulants : dois-je les arrêter ?

En en cas de nécessité, les anticoagulants Antivitamine K peuvent être maintenus (en cas d'abord radial).

Pour limiter tout risque hémorragique, il est préférable de moduler l’anticoagulation (relai héparine et baisse modérée de l’anticoagulation), selon les recommandations habituelles. Cela est souvent organisé en ville par votre médecin traitant quelques jours avant l’intervention.

 

Les antiagrégants plaquettaires (Kardegic 75 ou 150 mg) n’ont pas besoin d’être arrêtés.

Le Plavix (75 mg) peut ne pas être arrêté, mais il est préférable de l’arrêter 5 jours avant quand cela est possible.

La voie radiale diminue le risque d’hématome au point de ponction.

 

Je refuse un traitement chirurgical, dois-je continuer à voir mon urologue ?

Oui, bien sur. Vous allez probablement opter pour une embolisation pour traiter votre adénome, mais un suivi régulier avec votre urologue est indispensable, notamment pour le dépistage du cancer de la prostate.

Un radiologue interventionnel expert travaille toujours en étroite collaboration avec son confrère urologue pour s’assurer de procurer au patient le traitement le plus approprié à sa pathologie.

Les décisions d’embolisation sont prises de manière consensuelle entre les deux spécialistes.

Comment se déroule ma prise en charge ambulatoire (Hospitalisation de jour) ?

Bien, toujours. La réalisation d’une hospitalisation ambulatoire (hospitalisation de jour) ne dépasse pas 6h de suite: le patient se rend dans l’établissement de santé de référence tôt le matin en service d’hospitalisation de jour pour une brève préparation à l’intervention (identification, modalités administratives, perfusion…), bénéficie de l’intervention dans la matinée ou avant 14h, puis reste en chambre d’hospitalisation quelques heures en surveillance suite à l’embolisation (entre 1h30 et 3h selon la voie d’abord), avant de rentrer à domicile dans l’après-midi, avec une ordonnance dédiée de médicaments nécessaires à une convalescence confortable, ainsi que tous les autres papiers pour le suivi.

Le patient et l’opérateur restent en contact rapproché les jours suivants, pour assurer la continuité d’une prise en charge de qualité.

Les suites sont simples et sans inconfort majeur. Le syndrome post-embolisation, signe d’une embolisation bien menée et efficace, dure en moyenne 5 jours (brûlures mictionnelles principalement).

Questions fréquentes

Arrêt des médicaments pour l’adénome : quand dois-je arrêter mes médicaments après l’embolisation ?

Les médicaments peuvent être poursuivis jusqu’à l’arrêt des symptômes liés à l’efficacité du traitement (syndrome post-embolisation). L’amélioration progressive s’installe à environ 15 jours de l’embolisation.

 

 

L’embolisation des artères prostatiques présente-t-elle des complications ?

Les complications sont principalement mineures et transitoires, n’excédant pas les 7% des cas (infection urinaire, traces de sang dans le sperme, plus rarement dans les selles ou les urines, balanite). Les complications graves sont extrêmement rares (3 cas rapportés dans le monde dans les 2 premières années de la mise en place de la technique), touchant la vessie, le rectum ou le pénis, mais sont toujours transitoires. Votre radiologue interventionnel saura répondre à vos interrogations.

 

 

Quand puis-je reprendre une activité professionnelle ?

Les 5 premiers jours sont marqués par les symptômes habituels survenant après l’embolisation (dominés par les brulures mictionnelles), résumés sous le nom de « syndrome post-embolisation ». Ils s’estompent rapidement au-delà de 5 jours. Selon vos besoins professionnels, une reprise est envisageable au plus tôt entre les 3e et 5e jours.

 

Quand puis-je reprendre une activité sexuelle ?

Il n’y a pas de restriction particulière. L’éjaculation est conservée dès le premier jour. Elle peut être pénible lors des 5 premiers jours du fait des brulures urétrales liées au syndrome post-embolisation.

Gardez en mémoire qu’il est possible d’avoir de l’hémospermie (sang dans le sperme) pendant le premier mois après le traitement, de caractère banal.

Prudence également en ce qui concerne le point de ponction : pas d’effort violent pendant 7 jours, notamment pas de flexion de l’articulation du membre ponctionné (poignet gauche ou cuisse droite).

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