Métastases osseuses
douloureuses

La Cimentoplastie, traitement de la douleur, est une intervention radiologique mini-invasive pratiquée par le radiologue interventionnel, visant à soulager les douleurs invalidantes liées aux métastases osseuses.

C’est une intervention indolore, pratiquée sous sédation ou anesthésie générale, ou anesthésie locale, au court d’un séjour ambulatoire (hospitalisation de jour), ou une courte hospitalisation d’une nuit (sortie le lendemain).

Par une ponction à travers la peau, le radiologue introduit dans l’os atteint une aiguille (« trocart »). Sous contrôle radiologique, il libère le ciment au sein de la lésion osseuse (métastase douloureuse ou fracture), afin de consolider le segment osseux pathologique. Il s’effectue une destruction partielle de la métastase.

La cimentoplastie s’applique aux vertèbres, aux os du bassin, à la hanche (YStrut®) et dans de rares cas aux os longs (fémur, genou, membre supérieur).

Le soulagement des douleurs est rapide et souvent complet, et permet une reprise de l’autonomie et une nette diminution ou arrêt de la consommation en morphiniques. La reprise de la marche peut s’effectuer 2h après le geste.

La cimentoplastie laisse de très petites cicatrices rarement visibles, et ne nécessite pas de chirurgie au décours.

  • Les métastases rachidiennes invalidantes (avec ou sans fracture), confinées au corps vertébral, en échec du traitement morphinique. Le siège peut être le rachis cervical, dorsal ou lombaire. C’est un traitement efficace à visée antalgique, alternatif au traitement médicamenteux.

  • Les métastases rachidiennes à haut risque de fracture ultérieure. La cimentoplastie est pratiquée à visée mécanique, en prévention de la fracture, afin de consolider le segment osseux fragilisé. Un effet sur les douleurs est évidemment procuré.

  • Les métastases du bassin (avec ou sans fracture), localisées au sacrum, à l’acétabulum ou l’aile iliaque.

  • Les métastases du col du fémur. La cimentoplastie avec pose de clou (Ystrut®) agit en prévention du risque fracturaire, et à visée antalgique.

Les contre-indications :

  • Les atteintes du rachis à risque mécanique (atteinte de l’arc postérieur). Une stabilisation du rachis est indispensable, et sera réalisée par voie chirurgicale.

Les indications

De quoi ai-je besoin avant de consulter pour une cimentoplastie ?

Pour évaluer une métastase vertébrale, il faut effectuer un scanner et une IRM du rachis.

Pour le bassin et la hanche, un scanner suffit.

Une fois ces examens réalisés, le radiologue interventionnel sera en mesure de valider l’indication de la cimentoplastie.

 

 

Vais-je avoir mal ?

Non.

La réalisation de l’intervention peut parfois être douloureuse pour certaines métastases, c’est pourquoi on préfère la réaliser sous sédation ou anesthésie générale pour le confort du patient. Sur demande et selon l’état général, on peut la réaliser sous anesthésie locale. Elle nécessite alors un procubitus pendant 30 minutes, et peut durer jusqu’à 1h30 en cas de plusieurs vertèbres à traiter.

Les douleurs post-opératoires immédiates sont peu intenses, et bien contrôlées par les antalgiques usuels. Sur besoin, l'anesthésiste peut optimiser le traitement antalgique.

La cimentoplastie comporte-t-elle des complications ?

Les complications se résument principalement à des fuites extra-osseuses de ciment lors du largage. Celles-ci sont fréquentes et pour leur quasi-totalité asymptomatiques et sans conséquences. Les cas de fuite avec retentissement sont rarissimes, notamment depuis la venue des ciments à haute viscosité. Le radiologue prend de nombreuses précautions pour l’en éviter.

 

Quelles sont les suites après une cimentoplastie ?

Le retour à domicile est rapide : soit dans la journée (traitement ambulatoire), soit le lendemain.

La reprise de la marche peut s’effectuer 2h après la fin de l’intervention radiologique. Quelques douleurs (peu intenses) persistent au décours dans les jours qui suivent, liées au trajet du trocart dans l’os.

Durant les premiers jours à domicile, grâce à la collaboration entre le radiologue et une équipe dédiée de soins infirmiers à domicile (2 fois par jour) compétente en suivi post-radiologie interventionnelle, la gestion de la douleur est optimale.

La récupération d’une autonomie complète se fait en 2 à 4 semaines, avec l’aide de la kinésithérapie (renforcement musculaire et récupération des amplitudes articulaires).

 

Je suis sous anticoagulants : dois-je les arrêter ?

Les anticoagulants Antivitamine K doivent être arrêtés.

Pour limiter tout risque hémorragique, il est préférable de moduler l’anticoagulation (relai héparine et baisse modérée de l’anticoagulation), selon les recommandations habituelles. Cela est souvent organisé en ville par votre médecin traitant quelques jours avant l’intervention.

 

Les antiagrégants plaquettaires (Kardegic 75 ou 150 mg) n’ont pas besoin d’être arrêtés.

Le Plavix (75 mg) peut ne pas être arrêté, mais il est préférable de l’arrêter 5 jours avant quand cela est possible.

 

La cimentoplastie est-elle remboursée par la sécurité sociale ?

Oui, elle fait partie des groupes d’interventions appelées « Spondyloplastie unique (ou de 2 vertèbres) ».

Questions fréquentes

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